Les différents modes de chasse

Vénerie

venerieDans la chasse à courre, ce sont les chiens qui chassent, l'homme n'étant qu'un auxiliaire de la meute. Ce mode de chasse se définit par la poursuite de l'animal chassé (Cerf élaphe, Chevreuil, Daim, Sanglier, Renard roux, Lièvre d'Europe ou Lapin de garenne) par les chiens jusqu'à ce qu'il soit rejoint pour la mise à mort : l'hallali.

On distingue la grande vénerie qui se pratique à cheval, la petite vénerie qui se pratique à pied et la vénerie sous terre.
La grande et la petite vénerie (chasse à courre) consistent à prendre les animaux avec la seule aide d'une meute de chiens.

Pour chasser à courre, il faut disposer d'une licence de meute délivrée par le Préfet (DDAF). Le certificat est délivré si l'on peut découpler (mettre en action de chasse) 30 chiens au moins, de race homogène, servis par au moins 2 hommes à cheval (Cerf élaphe et Sanglier), au moins 20 chiens et un cavalier (Chevreuil et Daim), au moins 10 chiens (Renard, grande ou petit vénerie selon la présence ou non de cavaliers), au moins 6 chiens (Lièvre d'Europe et Lapin de garenne, petite vénerie). La poursuite se fait donc à cheval mais aussi à pied.

La vénerie sous terre ou chasse sous terre est assimilée à la chasse à courre. Elle consiste à capturer par déterrage l'animal chassé (Renard, Blaireau, Ragondin) acculé dans son terrier par des chiens de races spécialisées (fox-terriers, teckels). L'animal est déterré uniquement à l'aide d'outils manuels.

La grande vénerie est très peu pratiquée en Champagne-Ardenne essentiellement dans l'Aube où l'ONF a décidé d'affecter une zone de grande vénerie en forêt domaniale, contrairement à la vénerie sous terre qui connaît un fort développement.

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A tir

La chasse à tir se pratique à l'aide d'un fusil ou d'une carabine. Celle-ci est interdite à partir d'un véhicule. Elle concerne toutes les espèces de gibier et se pratique seule, en battue, au chien d'arrêt ou au chien courant.

Depuis 1995, la chasse à l'arc est considérée comme une forme de chasse à tir.

En région Champagne-Ardenne la chasse à tir au moyen d'une arme à feu est le mode de chasse le plus rependu comme partout en France.

  • Chasse du petit gibier

La chasse au petit gibier est très pratiquée dans la plaine de Champagne-crayeuse qui s'étend sur près d'un tiers du territoire régional, avec 3 départements champardennais concernés (Ardennes, Marne, Aube).

Au chien d'arrêt

chiendarretLa chasse avec chien d'arrêt est concerne essentiellement le gibier à plumes (perdrix, bécasses, faisans, etc.). Le chien d'arrêt (Braques, épagneuls, Pointers, Setters, Griffons, etc.....) prend l'émanation du gibier, l'approche, le marque et l'arrête jusqu'à l'arrivée du chasseur. Un grand chien d'arrêt est particulièrement appréciable en plaine.

La chasse avec chiens " leveurs de gibier " se pratique avec des chiens très vifs et très ardents comme le Springer ou le Cocker. Ils trouvent le gibier (le lapin, le faisan, la bécasse) mais ne l'arrêtent pas et le font partir sans le poursuivre. Ils peuvent travailler dans tous les types de milieux mais excellent dans les broussailles, fourrés, ronciers, etc.

En battue

Des rabatteurs, armés ou non, poussent le gibier vers une ligne de tireurs postés. Pratiquée dans certaines régions françaises pour les perdrix, les faisans, les lièvres etc.

 

  • Chasse du grand gibier

En battue

 

chassegrandgibierCe mode de chasse est très répandu en Champagne-Ardenne. Traqueurs et chiens rabattent bruyamment le gibier vers une ligne de tireurs postés. C'est le mode de chasse au grand gibier le plus répandu en France. Les espèces chassées sont principalement le sanglier, le chevreuil, et le cerf. Ces chiens peuvent être des chiens courants (Bruno du Jura, Grand Griffon vendéen, etc.) ou des chiens de " petit pied " (Fox, Teckel, etc.).

A l'approche

La chasse à l'approche est essentiellement réalisée pour les tirs d'été sur chevreuil, sanglier et renard. Ces chasses nécessitent une parfaite connaissance des espèces et du milieu. Les principes à respecter sont : la discrétion, l'approche « sous le vent » et un parfait camouflage pour se fondre dans le milieu où le chasseur évolue.

  • Chasse du gibier d'eau

A la passée

La chasse à la passée consiste à se dissimuler à proximité du passage présumé des canards, entre leurs zones de repos et de gagnage*, tôt le matin ou le soir au crépuscule. Le chasseur doit être immobile et bien camouflé. Un chien de rapport (labrador) est souvent indispensable.

A la hutte

hutteLa chasse à la hutte consiste à faire poser les canards sur un plan d'eau, depuis un affût spécialement aménagé, afin de les tirer à portée.
La "hutte" (Nord - Picardie) " (équivalent du "gabion" en Normandie ou de la "tonne" dans le Sud Ouest) est une installation fixe ou "flottante" bien camouflée au bord d'un plan d'eau. Le chasseur place des appelants* (vivants et artificiels), qui incitent les canards à survoler le plan d'eau et à s'y poser. La chasse à la hutte se pratique surtout la nuit ; elle compte des dizaines de milliers de passionnés, en particulier dans les régions littorales et arrière-littorales.

Cette chasse est moins répandue en Champagne-Ardenne, on compte néanmoins près de 600 huttes.

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A l'arc

chassearcDepuis 1995, la chasse à l'arc est considérée comme une forme de chasse à tir. La pratique de ce mode de chasse, qui tend à se populariser (image d'authenticité, voire de chasse « écologique ») nécessite l'obtention d'une attestation délivrée après avoir suivi une formation obligatoire spécifique assurée par les FDC.
Depuis la mise en place d'une formation obligatoire environ 75 à 90 personnes sont formées chaque année dans la région.

Le Piegeage

piegeageC'est le principal moyen utilisé en région Champagne-Ardenne pour la régulation des Mustélidés, du Renard roux, du Rat musqué, du Ragondin, du raton laveur, du chien viverrin et des Corvidés (pie, corneille, corbeau freux).

Ce mode est utilisable toute l'année mais est soumis à une réglementation contraignante. Les pièges utilisés doivent d'abord être homologués. Cette homologation est prononcée par le ministre chargé de la chasse après avis d'une commission où sont représentés notamment les intérêts agricoles et cynégétiques, les associations de protection de la nature ou de protection animale, les professions intéressées, et qui comprend des personnalités scientifiques spécialisées.

La réglementation prévoit également un agrément des futurs piégeurs, pour l'usage des pièges de catégorie 2. Pour recevoir cet agrément délivré par le préfet, le futur piégeur doit avoir suivi une formation spécifique. Elle est généralement dispensée par la Fédération des Chasseurs et dure en principe 16 heures. Elle porte sur les points suivants : connaissance des espèces recherchées, manipulation des pièges, connaissance des différents types de pièges, de leurs caractéristiques et conditions d'utilisation, connaissance des mesures propres à diminuer les souffrances des animaux capturés.

Afin de limiter un maximum le stress et les souffrances des animaux, les pièges doivent impérativement être visités chaque matin dans les deux heures suivant le levé du soleil pour les pièges capturant l'animal vivant.
Chaque année ; les piégeurs agrées doivent fournir à l'Administration un relevé de leur activités et de leurs prises.
La pose des pièges doit être déclarée en mairie. Pour certains types de pièges, les zones piégées doivent être signalée sur le terrain.

Télécharger le dernier arrêté sur le piégeage : Arrete-piegeage_jo180407_31.pdf

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Chasse au vol

Ce mode de chasse très ancien n'a été légalisé qu'en 1954. Il consiste en la capture d'un gibier (Perdrix, Faisan, Lièvre d'Europe, Lapin de garenne, Pigeons, Corvidés et même Chevreuil) avec un rapace dressé, avec l'aide ou sans l'aide d'un chien d'arrêt.
On distingue le bas-vol, pratiqué notamment avec des autours, des buses de Harris et des éperviers, principalement sur le lapin, et le haut-vol, pratiqué par des faucons, par exemple sur la Perdrix.
Les chasseurs au vol doivent faire partie d'une association agréée par le ministère chargé de la chasse, afin de bénéficier des dérogations nécessaires permettant de détenir ces oiseaux protégés et de les utiliser (Arrêté du 30 juillet 1981 qui précise les conditions d'utilisation des rapaces).
Le Préfet doit délivrer une autorisation de détention et d'utilisation pour la détention d'oiseaux pour la chasse au vol.
Ce mode de chasse est très peu pratiqué en région Champagne-Ardenne où seulement quelques personnes possèdent des rapaces et les utilisent.

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Chasses traditionnelles

Il s'agit de la capture d'un gibier à l'aide de méthodes traditionnelles, telles que les filets (pantes, pantières, palombières), les gluaux, les lacets, les matoles. La loi du 30 décembre 1998 a légalisé la possibilité pour le ministre d'autoriser ces chasses dans des conditions compatibles avec la directive européenne de 1979. Elles ne concernent que 11 départements sur toute la France.

La tenderie aux vanneaux

tenderievanneauxLa capture des vanneaux huppés et des pluviers dorés à l'aide de filets à nappes fixés à terre, dénommée tenderie aux vanneaux, est autorisée sur une vingtaine de communes des Ardennes. Ce mode de chasse est très réglementé (Période limitée, Prélèvement maximal autorisé).

La tenderie aux grives

Les tenderies à grives sont également autorisées dans les Ardennes. Elles consistent à attraper des grives avec un collet en crin de cheval (las) posé dans les arbres ou au sol. Ce mode de chasse est très réglementé (Période limitée, Prélèvement maximal autorisé).

La recherche au sang

rechercheausangLa recherche au sang est une activité cynégétique qui nous vient d'Europe de l'Est et qui s'est beaucoup développée en France depuis les années 80, sous l'égide de l'Union Nationale des Utilisateurs de Chiens de Rouge (UNUCR). Le chien de sang est spécialement dressé pour prendre la piste d'un animal blessé. Il peut la suivre sur plusieurs kilomètres, sans prendre le change avec celles d'autres animaux. Une recherche fructueuse (environ un tiers des recherches engagées) permet de retrouver un animal mort, ou (d'achever) un blessé. La recherche au sang moralise l'acte de chasse.


L'UNUCR assure, par le biais de stages, la formation des "conducteurs" qui présentent leurs chiens pour obtenir l'agrément. Elle cadre également cette activité en définissant des règles de déontologie très précises. Les interventions des conducteurs sont gratuites ; la venaison reste la propriété des chasseurs qui ont appelé le conducteur. Les chiens de sang, ou "chiens de rouge", sont essentiellement des Teckels, des Rouges de Hanovre, voire des Labradors.

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