Etude Régionale sur le Lièvre

lievre

Afin de mieux comprendre la dynamique des populations de lièvres, une vaste étude a été lancée en Champagne-Ardenne par la Fédération Régionale des Chasseurs, en partenariat avec l'ONCFS et les Fédérations Départementales des Chasseurs.

 

1ère phase de l'étude (2001-2003) : comprendre la démographie du lièvre

La première phase de cette étude a débuté en 2001, sur 9 zones situées sur les 4 départements champardennais. Cette phase d'évaluation a consisté à connaître l'état des populations de lièvres en s'appuyant sur 2 axes :

  • le comptage des lièvres (comptages par points ou EPP)
  • le prélèvement d'échantillons sur des sujets tués à la chasse  :
  • pesée du cristallin qui permet d'estimer l'âge du lièvre,
  • prélèvement d'utérus chez les hases qui permet de définir le nombre et la taille des portées (la hase étant capable d'avoir 7 portées par an entre janvier et octobre)
  • prélèvement sanguin pour connaitre le taux de contact de l'espèce avec l'Ebhs (hépatite virale)

Les résultats de ces 3 années ont fourni les informations suivantes sur les populations de lièvres :

  • avec une moyenne de 4,85 portées par hase, et des portées de 3 à 5 levrauts, les hases présentes sur le territoire donnent annuellement naissance à 13,7 levrauts. Les populations de lièvres suivies ne souffrent donc d'aucun problème de reproduction, sachant que 82% des hases se reproduisent chaque année.

  • l'analyse de l'âge-ratio des tableaux de chasse donne une proportion de jeunes lièvres de l'année de seulement 20% à 30%. Le problème de la survie des jeunes pourrait donc expliquer les faibles densités de lièvres observées.

Ainsi, les résultats de cette étude ont orienté l'investigation vers les causes de cette très faible survie juvénile. Deux causes principales pouvaient être à l'origine de cette forte disparition des levrauts : le milieu caractérisée par une activité agricole très importante (grand parcellaire, machinisme, produits phytosanitaires...), et la prédation.

C'est cette deuxième piste qu'il a été choisi d'explorer. La prédation apparaissant une cause importante de mortalité chez le lièvre, et le renard comme un prédateur potentiellement important pour l'espèce (même si rapaces, corvidés et même chats domestiques sont aussi des prédateurs de levraut), la prédation par le renard a été rapidement montrée du doigt comme un facteur limitant la démographie du lièvre.

2ème phase de l'étude (2006-2013) : déterminer l'influence de la prédation du renard sur les populations de lièvres

Le département de l'Aube a été choisi pour poursuivre cette seconde phase de l'étude (en cours actuellement) qui devra permettre de mieux comprendre l'influence des populations de renards sur celle des populations de lièvres.

Deux zones d'expérimentation de 12 000 ha ont été définies (zone Barrois et zone Sarce) parmi les 9 sites de la précédente étude.

Dans ces territoires comparables en terme de milieux, l'influence sur les populations de lièvres de la densité de renards est étudiée.

 


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